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CITATION DU MOIS
JANVIER FÉVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOÛT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DÉCEMBRE
DÉCEMBRE 2004 Soulèvement des foules chrétiennes à l'occasion de Noël. Refus d'identifier le Galiléen au Jésus des cheminées, des sapins, goinfreries. Refus de recevoir et de faire des cadeaux. Invitation à la sobriété. Grève des achats. Jean SULIVAN (L'écart et l'alliance. Paris, Gallimard, 1981, p. 40)
NOVEMBRE 2004 Un homme qui ne pense pas par lui-même ne pense pas du tout. Oscar WILDE (Aphorismes. Éditions Mille et une nuits, 1995, p. 8)
OCTOBRE 2004 En vérité, nous ne parlons qu'à nous-mêmes, mais parfois nous élevons quelque peu la voix, afin que les autres nous entendent. Khalil GIBRAN (Le sable et l'écume. (1926). Paris, Albin Michel, 1990, p. 107) * * * OCTOBRE 2005 Des autres tu peux apprendre toutes sortes de sciences, mais l'évidence est ce que tu ne peux apprendre que de toi-même. LANZA DEL VASTO (Principes et préceptes. Paris, Denoël, 1945, p. 119)
SEPTEMBRE 2004 Chaque individu est une exception, sur une planète peuplée de plusieurs milliards d’exceptions. Claude ROY (Temps variable avec éclaircies. Paris, Gallimard, 1984, p. 85) * * * SEPTEMBRE 2005 Je pense en fait avec la plume. Car ma tête bien souvent ne sait rien de ce que ma main écrit. Ludwig WITTGENSTEIN (Remarques mêlées. Paris, Flammarion, 2002, p. 71)
AOÛT 2004 Comment prétendre critiquer et réfuter honnêtement une opinion ou une doctrine, si on ne l’a, d’abord, profondément comprise et presque épousée, et s’être fait comme semblable à l’adversaire ? Paul VALERY (Lettres à quelques-uns. Paris, Gallimard, 1952, (1943) p. 243)
JUILLET 2004 Il est bon d’être seul parce que la solitude est difficile. Qu’une chose soit difficile doit nous être une raison de plus de nous y tenir. Rainer Maria RILKE (Lettres à un jeune poète. Paris, Grasset, 1937, p. 73) * * * JUILLET 2005 Notre âme est un tel gouffre qu'il est conseillé d'y descendre accompagné et soigneusement équipé. Hervé LESAGE (Névralgies & autres mots. Noyelles-sous-Lens, Rétro-Viseur, 2004, p. 16)
JUIN 2004 L'intellectuel est celui qui sait à quel moment il doit cesser d'apprendre, pour se mettre à désapprendre. Alain BOSQUET (Le Verbe est un navire. Paris, Editions du Rocher, 1998, p. 22) * * * JUIN 2005 La plupart des hommes vivent comme des êtres dont le cerveau est malade, ils vont à toute vitesse n'importe où. Julien GREEN (L'avenir n'est à personne. Journal 1990-1992. Paris, Fayard, 1993, p. 87)
MAI 2004 La démocratie règne dès qu'on écoute les autres et abdique dès que l'on cesse de les écouter. Qu'ils nous paraissent avoir raison ou tort n'importe pas à cette définition. Gilbert CESBRON (Un miroir en miettes. Paris, Robert Laffont, 1973, p. 184) * * * MAI 2005 Je tiens beaucoup à avoir de l'influence sur les autres mais j'ai très peu envie d'exercer sur eux une quelconque autorité ou un quelconque pouvoir. Carl ROGERS (Autobiographie. Paris, Epi, 1971, p. 6)
AVRIL 2004 L'éducation, dans la vision courante, consiste à essayer de rendre l'enfant conforme au type d'adulte de la société à laquelle il appartient. Tandis que pour moi, l'éducation consiste à faire des créateurs, même s'il n'y en a pas beaucoup, même si les créations de l'un sont limitées par rapport à celles de l'autre. Mais il faut faire des inventeurs, des novateurs, pas des conformistes. Jean PIAGET (Conversations libres avec Jean Piaget. Jean-Claude Bringuier. Paris, Robert Laffont, 1977, p. 195) * * * AVRIL 2005 La liberté consiste à faire tout ce que permet la longueur de la chaîne. CAVANNA (Les pensées. Paris, Le cherche midi, 1994, p. 25)
MARS 2004 L'idée qu'une idée puisse vous être volée n'a pas de sens. Si elle peut vous être volée, c'est qu'elle n'a pas d'importance. Si elle peut vous être volée, c'est que ce n'est pas la vôtre. Jean BAUDRILLARD (Fragments. Paris, Galilée, 1995, p. 41) * * * MARS 2005 Connais-tu le mot de passe pour entrer en toi-même ? Stanislaw Jerzy LEC (Nouvelles pensées échevelées. Paris, Editions Noir sur Blanc, 1993, p. 172)
FÉVRIER 2005 Supposer chez les autres des sentiments identiques à ceux qui nous mènent, est se condamner à ne jamais les comprendre. Gustave LE BON (Aphorismes du temps présent. (1913) Paris, Les amis de Gustave Le Bon, 1978, p. 157)
JANVIER 2005 Il y a ceux qui s'imaginent fonder leur avenir sur une certitude et ceux qui savent, à l'avance, qu'ils bâtiront sur le sable. Edmond JABÈS (Le livre des questions, I. Paris, Gallimard, 1988, p. 178)
Cette rubrique, qui ne parvient pas toujours à prendre l'allure du mois en cours, a pour but de mettre l'accent sur une pensée brève à méditer, à mâchonner sans hâte. Elle est donc beaucoup plus sélective et subjective que les autres recueils de citations : avec un peu de sagacité vous allez repérer aisément mes interrogations favorites.
Georges Adamczewski - 23 juillet 2005
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