CITATIONS DE BRILLAT-SAVARIN
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BONHEUR CUISINIER GOURMANDISE GOÛT MANGER MOTS PLAISIR DE LA TABLE
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La découverte d'un mêts nouveau fait plus, pour le bonheur du genre humain, que la découverte d'une étoile.
(Physiologie du goût. (1825) Paris, Le club français du livre, 1959, p. 6)
Convier quelqu'un, c'est se charger de son bonheur, pendant tout le temps qu'il est sous notre toit.
(Physiologie du goût. (1825) Paris, Le club français du livre, 1959, p. 7)
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On devient cuisinier, mais on naît rôtisseur.
(Physiologie du goût. (1825) Paris, Le club français du livre, 1959, p. 7)
La qualité la plus indispensable du cuisinier est l'exactitude : elle doit être aussi celle du convié.
(Physiologie du goût. (1825) Paris, Le club français du livre, 1959, p. 7)
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La Gourmandise est un acte de notre jugement, par lequel nous accordons la préférence aux choses qui sont agréables au goût, sur celles qui n'ont point cette qualité.
(Physiologie du goût. (1825) Paris, Le club français du livre, 1959, p. 6)
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Les derniers siècles qui se sont écoulés, ont donné, à la sphère du goût, d'importantes extensions : la découverte du sucre et de ses diverses préparations, les liqueurs alcooliques, les glaces, la vanille, le thé, le café, nous ont soumis des saveurs d'une nature jusqu'alors inconnue.
(Physiologie du goût. (1825) Paris, Le club français du livre, 1959, p. 42)
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Les animaux se repaissent ; l'homme mange ; l'homme d'esprit seul sait manger.
(Physiologie du goût. (1825) Paris, Le club français du livre, 1959, p. 5)
Dis-moi ce que tu manges : je te dirai ce que tu es.
(Physiologie du goût. (1825) Paris, Le club français du livre, 1959, p. 5)
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Je connais, plus ou moins bien, cinq langues vivantes ; ce qui m'a fait un répertoire immense de mots de toutes livrées. Quand j'ai besoin d'une expression, et que je ne la trouve pas dans la case française, je prends dans la case voisine ; et de-là, pour le lecteur, la nécessité de me traduire ou de me deviner : c'est son destin.
(Physiologie du goût. (1825) Paris, Le club français du livre, 1959, p. 32)
Je suis intimement persuadé que la langue française, dont je me sers, est comparativement pauvre. Que faire en cet état ? emprunter ou voler. Je fais l'un et l'autre, parce que ces emprunts ne sont pas sujets à restitution, et que le vol de mots n'est pas puni par le code pénal.
(Physiologie du goût. (1825) Paris, Le club français du livre, 1959, p. 32)
Je suis donc du parti des néologues et même des romantiques : ces derniers découvrent les trésors cachés ; les autres sont comme les navigateurs, qui vont chercher au loin les provisions dont on a besoin.
(Physiologie du goût. (1825) Paris, Le club français du livre, 1959, p. 33)
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Le Plaisir de la Table est de tous les âges, de toutes les conditions, de tous les pays et de tous les jours ; il peut s'associer à tous les autres plaisirs, et reste le dernier, pour nous consoler de leur perte.
(Physiologie du goût. (1825) Paris, Le club français du livre, 1959, p. 6)
En considérant le plaisir de la table sous tous ses rapports, j'ai vu, de bonne heure, qu'il y avait là-dessus quelque chose de mieux à faire que des livres de cuisine, et qu'il y avait beaucoup à dire sur des fonctions si essentielles, si continues, et qui influent, d'une manière si directe, sur la santé, sur le bonheur, et même sur les affaires.
(Physiologie du goût. (1825) Paris, Le club français du livre, 1959, p. 29)
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Georges Adamczewski - 18 août 2005
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