CITATIONS DE Paul VALÉRY
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AIMER JEUNESSE LIVRE MORT OEUVRE PATRIE POÉSIE VIE
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Si le moi est haïssable, aimer son prochain comme soi-même devient une atroce ironie.
(Tel quel I. Paris, Gallimard, 1941, p. 44)
Il n'existe pas d'être capable d'aimer un autre être tel qu'il est. On demande des modifications, car on n'aime jamais qu'un fantôme. Ce qui est réel ne peut être désiré, car il est réel.
(Tel quel I. Paris, Gallimard, 1941, p. 55)
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La jeunesse est un temps pendant lequel les conventions sont, et doivent être, mal comprises : ou aveuglément combattues, ou aveuglément obéies. On ne peut pas concevoir, dans les commencements de la vie réfléchie, que seules les décisions arbitraires permettent à l'homme de fonder quoi que ce soit : langage, sociétés, connaissances, œuvres de l'art.
(Monsieur Teste. Paris, Gallimard, 1946, p. 9)
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Un livre n'est après tout qu'un extrait du monologue de son auteur. L'homme ou l'âme se parle ; l'auteur choisit dans ce discours.
(Tel quel I. Paris, Gallimard, 1941, p. 23)
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La mort dure toute la vie. Dans toute hypothèse, elle cesse aussitôt qu'elle est.
(Tel quel I. Paris, Gallimard, 1941, p. 72)
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L'œuvre dure en tant qu'elle est capable de paraître tout autre que son auteur l'avait faite.
(Tel quel I. Paris, Gallimard, 1941, p. 206)
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Je trouve une étroitesse de vue singulière à tous ceux qui nous enclosent de force en un pays ! Nous sommes bien assez malheureux d'être en naissant condamnés à une certaine langue, à de certaines pensées, sans nous condamner encore à un certain amour.
(Lettres à quelques uns. Paris, Gallimard, 1952, p. 11)
Pour moi, la Patrie n'est pas sous les plis d'un drapeau ni une terre limitée; ma patrie, ce sont mes idées, mes rêves, et ceux-là sont mes compatriotes qui les détiennent avec moi.
(Lettres à quelques uns. Paris, Gallimard, 1952, p. 11)
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La plupart des hommes ont de la poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée est pour eux la définition de la poésie.
(Tel quel I. Paris, Gallimard, 1941, p. 175)
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Notre vie n’est pas tant l’ensemble des choses qui nous advinrent ou que nous fîmes (qui serait une vie étrangère, énumérable, descriptible, finie), - que celui des choses qui nous ont échappé ou qui nous ont déçus.
(Tel quel I. Paris, Gallimard, 1941, p. 110)
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Georges Adamczewski - 24 juillet 2005
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