CITATIONS SUR L'HOMME

L'homme, à toutes les époques et dans tous les siècles, se ressemble, il a les mêmes passions, il raisonne et il se comporte de la même manière dans les mêmes cas. C'est le point capital. Hors de là, il n'y a qu'erreur et fantaisie.

Jacques BAINVILLE

(Réflexions sur la politique. Paris, Plon, 1941, p. 22)

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Le propre de l’homme n’est ni la parole ni le rire, mais la curiosité, qui finira par le tuer.

Alain BOSQUET

(Le verbe est un navire. Paris, Editions du Rocher, 1998, p. 249)

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Comme unité de mesure du monde et des autres, chaque homme n'a que soi. C'est même sa définition. Ce n'est pas le rire mais la solitude qui est le propre de l'homme, ainsi que sa passion d'en sortir.

Gilbert CESBRON

(Journal sans date. Paris, Robert Laffont, 1963, p. 86)

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Ce qui me passionne en tout homme (et qui, je crois bien, définit son honneur), c'est la manière dont il survit à l'échec.

Gilbert CESBRON

(Un miroir en miettes. Paris, Robert Laffont, 1973, p. 101)

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La mesure d’un homme n’est pas son intelligence. Ce n’est pas la manière dont il s’élève dans l’appareil dément du système. La mesure d’un homme est ceci : à quelle vitesse est-il capable de réagir aux besoins d’un autre être ? Combien peut-il donner de sa personne ?

Philip K. DICK

(Le message de Frolix 8. Paris, Librairie des Champs-Elysées, 1978, (1970) p. 60)

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Ma définition de l’homme est simple : c’est l’être qui se donne forme et qui le sait ; qui sait qu’il n’est qu’en se donnant forme. Et parce qu’il a ce pouvoir, il n’en a jamais fini de l’exercer sur soi ni sur le monde qu’il intègre à lui.

Pierre EMMANUEL

(Pour une politique de la culture. Paris, Seuil, 1971, p. 110)

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Etrangement, l’homme - dont la connaissance passe à des yeux naïfs pour la plus vieille recherche depuis Socrate - n’est sans doute rien de plus qu’une certaine déchirure dans l’ordre des choses, une configuration, en tout cas, dessinée par la disposition nouvelle qu’il a prise récemment dans le savoir. De là sont nées toutes les chimères des nouveaux humanismes, toutes les facilités d’une "anthropologie", entendue comme réflexion générale, mi-positive, mi-philosophique, sur l’homme. Réconfort cependant, et profond apaisement de penser que l’homme n’est qu’une invention récente, une figure qui n’a pas deux siècles, un simple pli dans notre savoir, et qu’il disparaîtra dès que celui-ci aura trouvé une forme nouvelle.

Michel FOUCAULT

(Les mots et les choses. Paris, Gallimard, 1966, p. 15)

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La signification de l'homme ne réside pas en ce qu'il atteint, mais plutôt en ce qu'il brûle d'atteindre.

Khalil GIBRAN

(Le sable et l'écume. (1926). Paris, Albin Michel, 1990, p. 50)

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L’homme est l’animal qui parle : cette définition, après tant d’autres, est peut-être la plus décisive. Elle recouvre et absorbe les définitions traditionnelles, par le rire ou par la sociabilité. Car le rire de l’homme affirme un langage de soi à soi, et de soi aux autres. De même, dire que l’homme est animal politique, alors qu’il existe des animaux sociaux, c’est signifier que les rapports humains s ‘appuient sur le langage.

Georges GUSDORF

(La parole. Paris, P.U.F., 1952, p. 3)

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L'être humain est un chef d'œuvre de la nature, pour cette raison suffisante que, plongé dans le déterminisme, il croit agir en tant que créature libre.

Georg Christoph LICHTENBERG

(Aphorismes. (1764-1799). Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1966, p. 180)

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Ce qu'il y a de grand en l'homme, c'est qu'il est un pont et non but : ce que l'on peut aimer en l'homme, c'est qu'il est une transition et un déclin.

Frédéric NIETZSCHE

(Ainsi parlait Zarathoustra. Paris, Le Livre de Poche, 1963, p. 21)

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Un animal qui rit, disait-on autrefois, pour définir l'homme. Il faudrait plutôt dire : un animal qui cherche à se relier. Du latin "religere" d'où vient le mot religion. Les anthropologues nous l'enseignent : il n'est pas un groupe humain aussi isolé soit-il, pas une tribu aussi primitive soit-elle, qui n'ait établi et codifié ses rapports avec une réalité divine non tangible, se donnant ainsi le moyen de se relier au monde, malgré et à travers tous ses mystères.

Hubert REEVES

(L'espace prend la forme de mon regard. Paris, Seuil, 1999, p. 42)

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L'homme, tout compte fait, n'a rien à dire de l'homme. Etant seul à se juger, il peut se grandir ou se réduire à sa guise : tel un fou qui, sans risque de contradiction, pourrait choisir entre le délire des grandeurs et celui de l'indignité.

Jean ROSTAND

(Pensées d'un biologiste. Paris, Stock, 1954, p. 112)

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La seule chose dont je sois vraiment sûr, c’est que nous sommes de la même étoffe que les autres bêtes ; et si nous avons une âme immortelle, il faut qu’il y en ait une aussi dans les infusoires qui habitent le rectum des grenouilles.

Jean ROSTAND

(Pensées d’un biologiste. Paris, Stock, 1954, p. 125)

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Je ne crois pas avoir jamais rencontré un homme pour qui tous les hommes soient tout à fait des hommes.

Jean ROSTAND

(Inquiétudes d'un biologiste. Paris, Stock, 1967,  p. 154)

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L'homme est un puzzle qui tente de réunir ses éléments en oubliant qu'il est lui-même l'infime partie d'un autre puzzle.

Robert SABATIER

(Le livre de la déraison souriante. Paris, Albin Michel, 1991, p. 50)

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L'homme n'est qu'un nœud de relations. Les relations comptent seules pour l'homme.

Antoine de SAINT-EXUPERY

(Pilote de guerre. Paris, Gallimard, 1942, p. 172)

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L’homme n’est rien d’autre que son projet, il n’existe que dans la mesure où il se réalise, il n’est donc rien d’autre que l’ensemble de ses actes, rien d’autre que sa vie.

Jean-Paul SARTRE

(L’existentialisme est un humanisme. Paris, Nagel, 1968, p. 55)

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Beaucoup de ceux qui se sont mêlés longtemps au monde et qui ont mal subi l’épreuve me semblent n’offrir que des épines, n’être que dards et écorce, sans rien de tendre, de pur au fond d’eux-mêmes, sans que rien ne reste de l’homme. Ils sont devenus des hérissons.

Henry David THOREAU

(Journal 1837-1861. Paris, Les Presses d’aujourd’hui, 1981, (1853) p.129)

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L’homme est le seul animal capable de réaliser ses désirs en changeant le monde, et il n’a réalisé jusqu’à présent que l’échange de sa force de vie contre la production et l’accumulation de marchandises.

Raoul VANEIGEM

(Le livre des plaisirs. Paris, Encre, 1979, p. 23)

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L’homme est né pour l’action, comme le feu tend en haut et la pierre en bas. N’être point occupé et n’exister pas est la même chose pour l’homme. Toute la différence consiste dans les occupations douces ou tumultueuses, dangereuses ou utiles.

VOLTAIRE

(Lettres philosophiques. (1734) Paris, Garnier-Flammarion, 1964, p. 173)

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On peut définir l'homme comme un animal rationnel qui se met toujours en colère lorsqu'il est supposé agir en accord avec les préceptes de la raison.

Oscar WILDE

(Les ailes du paradoxe. Paris, Librairie Générale Française, Le Livre de Poche n° 3134, 1996, p. 33)

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Georges Adamczewski - 31 juillet 2005

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