CITATIONS SUR L'IDENTITÉ
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Chacun éprouve le même drame : il ne sait au juste qui il pourrait être. Parfois, il décide qu'il a trouvé. Il se met une identité : une camisole de force. Un uniforme d'amiral : ça finit par s'incruster sous la peau.
Alain BOSQUET
(Interview 70. Paris, Éditions du Rocher, 2001, p. 13)
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La question : "qui suis-je ?" n'a, pour moi, aucun sens. Elle n'a jamais effleuré mon esprit. Peut-être parce que l'identité qui n'est que le besoin légitime d'avoir un visage à exhiber n'est, en fait, que le désir, condamné à rester à l'état du désir, d'une affirmation de nous-même constamment différée ; c'est qu'il ne peut y avoir identité que dans la permanence et celle-ci est toute relative, étant passage d'une identité cernée à une autre, entrevue avant d'être, à son tour, circonscrite.
Edmond JABÈS
(Entretiens avec Le Monde. 2. Littératures. Paris, La Découverte / Le Monde, 1984, p.104)
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L’idée d’une personnalité donnée, transmise comme réalité séparée, n’est que fabrication sociale et fiction juridique, utiles et nécessaires dans l’ordre qui est le nôtre. On finit par connaître son identité en écoutant les voix qui vous donnent des ordres et en consultant son portefeuille.
Jean SULIVAN
(Joie errante. Paris, Gallimard, 1974, p.15)
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Le symbole d’une identité personnelle, c’est la momie des catacombes - une peau intacte, peut-être, mais sans vie au-dedans.
Henry David THOREAU
(Journal 1837-1861. Paris, Les Presses d’aujourd’hui, 1981, (1852) p. 108)
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- Comment vous appelez-vous ?
- Je ne sais pas.
Votre âge ?… Je ne sais pas. Votre lieu de naissance ? Sais pas. Profession ? Sais pas… C’est bien : Vous êtes moi-même.
Paul VALERY
(Tel quel I. Paris, Gallimard, 1941, p. 77)
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Georges Adamczewski - 24 juillet 2005
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