CITATIONS SUR LA PENSÉE

Avant d'être elle-même, la pensée est poème.

Alain BOSQUET

(La fable et le fouet. Paris, Gallimard, 1995, p. 340)

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La pensée n’est pas une vertu, mais la sécrétion d’une glande.

Alain BOSQUET

(Le verbe est un navire. Paris, Editions du Rocher, 1998, p. 287)

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La plus grande faiblesse de la pensée contemporaine me paraît résider dans la surestimation extravagante du connu par rapport à ce qui reste à connaître.

André BRETON

(L’amour fou. Paris, Gallimard, 1937, p. 49)

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La pensée console de tout et remédie à tout. Si quelquefois elle vous fait du mal, demandez lui le remède du mal qu'elle vous a fait, et elle vous le donnera.

CHAMFORT

(Maximes et pensées.(1795).Paris, Gallimard/Librairie Générale Française, 1970, p.29)

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La pensée est comme la flamme ; elle ne se diminue pas en se communiquant.

Edouard HERRIOT

(Notes et maximes. Paris, Hachette, 1961, p. 141)

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La pensée devrait être d'une profondeur telle que le bras du pouvoir ne puisse l'atteindre.

Stanislaw Jerzy LEC

(Nouvelles pensées échevelées. Paris, Editions Noir sur Blanc, 1993, p. 233)

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Une pensée que chacun trouvait simple, il pouvait comme le prisme solaire la décomposer en sept dont chacune était toujours plus belle que l’autre. Ensuite, il pouvait également rassembler en faisceau une foule de pensées et faire naître la lumière blanche là où d’autres ne voyaient qu’une confusion bariolée.

Georg Christoph LICHTENBERG

(Aphorismes. Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1966, p. 61)

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A son point le plus aigu, la pensée est autodidacte.

Robert SABATIER

(Le livre de la déraison souriante. Paris, Albin Michel, 1991, p. 13)

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Une pensée qui n’enfanterait pas une autre pensée, au besoin matricide, serait-elle vraiment pensée ?

Robert SABATIER

(Le livre de la déraison souriante. Paris, Albin Michel, 1991, p. 13)

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Un homme est plus compliqué, infiniment plus que sa pensée.

Paul VALERY

(Tel quel I. Paris, Gallimard, 1941, p. 61)

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La plupart s’arrêtent aux premiers termes des développements de leur pensée. Toute la vie de leur esprit n’aura été faite que de commencements…

Paul VALERY

(Tel quel I. Paris, Gallimard, 1941, p. 66)

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Toute pensée est immorale. Son essence même est la destruction. Il suffit de penser à quelque chose pour le tuer. Rien ne survit à la pensée.

Oscar WILDE

(Les ailes du paradoxe. Paris, Librairie Générale Française, Le Livre de Poche n° 3134, 1996, p. 64)

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Georges Adamczewski - 15 août 2006

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